Simone Weilweil

« Au-dessus des institutions destinées à protéger le droit, les personnes, les libertés démocratiques, il faut en inventer d’autres destinées à discerner et à abolir tout ce qui, dans la vie contemporaine, écrase les âmes sous l’injustice, le mensonge et la laideur »

Biographie :

Simone Weil est née en 1909 dans une famille d’origine juive, mais agnostique. Elle entre à l’École normale supérieure en 1928 et obtient son agrégation de philosophie en 1931. Syndicaliste de l’enseignement et communiste anti-stalinienne, elle écrit dans diverses revues.
Elle passe quelques semaines en Allemagne, au cours de l’été 1932, dans le but de comprendre les raisons de la montée en puissance du nazisme. À son retour, avec beaucoup de lucidité, elle exprime dans plusieurs articles ce qui risquait de survenir. A partir de 1938 Simone Weil se rapproche peu à peu du christianisme. Très discrète sur son évolution spirituelle ce n’est qu’après sa mort que ses amis découvriront la profondeur inouïe de sa vie spirituelle.
Juive, lucide sur ce qui se passe en Europe, elle est sans illusion sur ce qui les menace, elle et sa famille, dès le début de la guerre. Elle participe à la Résistance en distribuant les Cahiers du Témoignage Chrétien, réseau de résistance organisé par les jésuites de Lyon. Elle rencontrera durant l’été 1941, Gustave Thibon qui l’acueille chez lui en Ardèche. En 1942, elle emmène ses parents en sécurité aux États-Unis et part s’engager auprès du général de gaulle à Londres.
Atteinte de tuberculose, elle meurt le 24 août 1943. Tous les livres ayant paru sous son nom ont été publiés après sa mort, à l’exception des Réflexions sur les causes de la liberté et de l’oppression sociale.

Principaux ouvrages :

  • L’Enracinement, Gallimard.
  • La Pesanteur et la Grâce, préface de Gustave Thibon, Plon
  • Oppression et liberté Paris, Gallimard
  • Cahiers I , II & III, Plon
  • Leçons de philosophie, Les Classiques des sciences sociales
  • La condition ouvrière, Gallimard